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La liposuccion & la déformation en violon

Après l’abdomen, l’intervention la plus populaire en liposuccion est sans contredit la cuisse latérale supérieure appelée aussi culotte de cheval. Le flanc situé juste au-dessous, et mieux connu sous le nom de poignée d’amour apporte aussi son lot de mécontentement. C’est pourquoi je traite ces deux sites comme un ensemble anatomique, et lorsque la patiente vient pour sa culotte de cheval, je l’incite, quand c’est indiqué, à faire faire les deux en même temps. Pourquoi corriger un seul défaut, et garder l’autre pour plus tard, alors qu’on peut enlever les deux rondeurs en même temps, à un coût moindre, et se débarrasser du problème dans son entier?

Comme nous l’avons effleuré dans un chapitre précédent, la déformation en violon associe trois anomalies :

  • la culotte de cheval;
  • la poignée d’amour;
  • une zone plus ou moins creuse, entre ces deux bosses de graisse, c’est la dépression iliaque.

Notons toutefois que si trois anomalies amènent la déformation en violon, sa correction devra outrepasser ces trois anomalies. En effet, l’expérience m’a appris que, pour avoir un excellent résultat, il faut corriger le bas de la fesse et la banane, c’est-à-dire cette saillie graisseuse en forme de banane, à la partie supéro-postérieure de la cuisse.

En effet, le poids et le volume de la graisse à ces deux endroits, fesse et banane, poussent la cuisse vers l’extérieur , accentuant la culotte de cheval. J’ai baptisé ces deux endroits, le triangle, car lorsqu’on fait le dessin sur la patiente, on obtient la forme d’un triangle.

Notons toutefois que si trois anomalies amènent la déformation en violon, sa correction devra outrepasser ces trois anomalies. En effet, l’expérience m’a appris que, pour avoir un excellent résultat, il faut corriger le bas de la fesse et la banane, c’est-à-dire cette saillie graisseuse en forme de banane, à la partie supéro-postérieure de la cuisse.

En effet, le poids et le volume de la graisse à ces deux endroits, fesse et banane, poussent la cuisse vers l’extérieur , accentuant la culotte de cheval. J’ai baptisé ces deux endroits, le triangle, car lorsqu’on fait le dessin sur la patiente, on obtient la forme d’un triangle.

Les flancs graisseux ou poignées d’amour sont à peu près toujours présents, surtout qu’après la ménopause, ils ont tendance à prendre du volume. Les réduire par la liposuccion, prendra la forme d’une véritable cure de jouvence. Fait très important à noter , la poignée d’amour est très présente chez le sexe masculin et cet aspect constitue une demande constante en liposuccion avec d’excellents résultats, mais elle exige une technique sûre, puisque la graisse y est très fibreuse et qu’elle se déloge plus difficilement.

La dépression iliaque, cette zone creuse entre les deux rondeurs de la déformation en violon, est parfois complètement dépourvue de graisse. À ce moment-là, on commence par récolter de la graisse à la cuisse externe ou au flanc, et à la n de l’intervention, on réimplante cette graisse toute fraîche « moissonnée », pour colmater la zone creuse. Puis, avec les pouces, le chirurgien moule cette nouvelle graisse, comme s’il s’agissait de pâte à modeler , pour la répartir de façon homogène.

Comme la graisse réinjectée ne reprend pas vie à 100 %, on pourra s’en garder au congélateur , pour en remettre quelques mois plus tard. À ce moment-là, on espère obtenir la ligne que j’ai baptisée « Claudia Schiffer »,  qui est une ligne harmonieuse, un galbe parfait qui part du flanc jusqu’au genou externe, sans aucune cassure ni relief. Si nous revenons à la culotte de cheval, la première des deux inséparables, répétons que c’est elle qui a motivé l’invention de la liposuccion. En effet, les gros ventres, surtout les tabliers, étaient traités par la lipectomie, malgré une rançon cicatricielle incontournable, mais au moins, avec les vêtements, la disgrâce ne paraissait plus, sauf dans l’intimité.

Pour la culotte de cheval, l’opération était beaucoup moins appropriée, car le bloc de graisse à enlever était plus dur et moins bien circonscrit qu’un tablier graisseux; aussi, l’intervention causait une telle cicatrice, que la patiente ne pouvait pratiquement plus se montrer les cuisses. Puis vint enfin la liposuccion…

Mais ce que la patiente doit bien comprendre encore une fois, c’est que la liposuccion n’a d’accès qu’à la graisse. Si le muscle est « bombé » à cet en droit, ou que l’os est proéminent, il pourra demeurer une certaine rondeur, quoique l’amélioration sera toujours très valable. Bien sûr certaines patientes ne seront pas contentes, même avec d’excellents résultats, car elles auraient voulu être comme une amie, qui est allée chez tel chirurgien qui lui n’a laissé aucune rondeur . Mais cet autre chirurgien aurait-il fait mieux, car chaque patiente est différente, et à vouloir trop en enlever pour aplatir la région à tout prix, cela entraînerait des irrégularités de la peau, fort inesthétiques, rappelant un peu le cuir repoussé.

Je profite de cette photo (Fig. 131) pour exprimer une certaine réserve concernant les comparaisons entre différents praticiens. Malgré mon expérience de plus de 5000 interventions, je ne peux jamais offrir à un patient la garantie absolue de ce que sera le résultat d’une liposuccion. Ce que je sais avec certitude est que la qualité du traitement, l’attention portée aux patients et à sa motivation à améliorer son apparence pour de longues années, tout cela guide chacun de mes gestes professionnels dans le dialogue le plus transparent possible.

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