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La liposuccion des bras

À ma connaissance, la liposuccion des bras se fait uniquement chez la femme. Il faut dire qu’avec l’évolution du conditionnement physique et l’énorme publicité qu’on en fait, la femme est beaucoup plus préoccupée de sa physionomie. Cependant, faites tous les exercices possibles et imaginables, cela pourra bien durcir et définir vos muscles, mais parviendra rarement, ou plutôt jamais, à faire fondre certaines masses graisseuses très disgracieuses et emprisonnées dans les filets de votre génétique. Les bras en en sont un très bon exemple. Encore ici, la liposuccion vient à la rescousse de l’esthétique et de la féminité. Imaginez avant cette ingénieuse invention, on dégraissait les bras chirurgicalement en coupon du coude jusqu’à l’aisselle, avec un incroyable rançon cicatricielle, qui n’a heureusement plus sa raison d’être à moins que la peau et on la graisse soit la cause.

Pourquoi donc acceptions-nous des interventions qui laissaient de si piètres résultats et de si malheureuses cicatrices? C’est qu’il existait des disgrâces « graisseuses » tellement inacceptables, par exemple, à la culotte de cheval, ou à l’abdomen ou aux bras, qu’en désespoir de cause, les patientes étaient prêtes à tous les compromis : cicatrices longues et affreuses, ne plus jamais se montrer nues. Puis vint la liposuccion qui a rendu possible des solutions sans cicatrices.

Avec l’âge et la génétique aidant, l’accumulation de graisse à la face postérieure des bras peut devenir tellement désagréable pour certaines, leur image corporelle tellement perturbée, qu’elles cherchent désespérément une solution.

En fait, si les bras sont hors de proportion par rapport au reste du corps, l’habillement devient très restreint et le déshabillement n’est guère agréable. Certaines patientes ont tellement de graisse à ce niveau que leurs vêtements doivent être deux à trois points plus grands, a n que les manches puissent passer. Heureusement, la liposuccion offre une solution et même si la peau est parfois endommagée à ce niveau, elle se rétractera plutôt bien.

Et on obtiendra souvent de tels résultats, que ces patientes porteront pour la première fois des chemises à manches courtes ou sans manches. J’ai même liposculpté les bras d’une dame qui n’entrait pas dans sa robe de noces. Vous imaginez la responsabilité dont j’héritais ? La noce avait lieu huit semaines plus tard.

La peau des bras est mince et me rappelle celle de l’interne cuisse. La graisse y est également absente de fibres, et très facile à extraire, d’où une grande prudence pour le chirurgien, et l’importance des mini canules. Dans les ouvrages qui traitent de la liposuccion des bras, on dit souvent que la peau y est de mauvaise qualité, mais grâce à la liposuccion superficielle, cela porte moins à conséquences.

Certaines patientes ont des bras parfaitement normaux, lorsqu’elles sont en position naturelle le long du corps, des bras qui d’ailleurs entrent très bien dans des vêtements à leur taille, mais qui présentent un aspect « penduleux », lorsqu’elles les placent perpendiculairement, et font battre le triceps avec la main opposée, dans un geste de dédain.

Il faut bien expliquer à ces patientes que ce bras placé perpendiculairement au corps est une position anti-naturelle qui ne se présente jamais; la liposuccion pourra n’y être d’aucun secours, surtout lorsque c’est la peau et non la graisse qui entraîne cet aspect penduleux.

Lorsque la liposuccion des bras est indiquée, elle s’applique aux deux tiers du bras, c’est-à-dire le bras postérieur et latéral. La portion antérieure où se trouve le biceps est ordinairement absente de graisse, à moins d’une obésité importante à ce niveau, qui pourrait alors justifier une liposuccion de toute la circonférence du bras ce qui est rarissime.

Certaines patientes qui ont été mortifiées toute leur vie par de gros bras, tenteront d’influencer le chirurgien pour qu’il en enlève d’une façon exagérée. Ce qui donnerait de petits bras gringalets sur un corps corpulent. Un chirurgien expérimenté se gardera bien de tomber dans ce piège et il expliquera à la patiente la déception qu’il lui évite par son refus justifié.

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